Sunday, November 08, 2009

mysoginie et coup de gueule

L'homme est une grosse merde incapable de résister à ses pulsions primâles.

La femme exerce sur l'homme un pouvoir bien souvent inconscient. Mais c'est lorsqu'elle en prend conscience qu'elle se rend compte à quelle point elle domine l'homme. D'ailleurs, c'est à l'instant même où elle se rend compte de sa suprématie qu'elle devient une grosse pute (cf. mon ex).
n.b. : grosse pute en tant qu'insulte, pas au sens premier. Il n'y a pas de putes, il n'y a que des hommes et des femmes qui cherchent du plaisir.

Je défends cette théorie depuis quelques temps déjà et plus encore ce soir après une discussion avec ma coloc. Celle-ci m'a parlé d'une de ses copines qui râlait de ne tomber que sur des hommes qui veulent se marier avec alors qu'elle ne cherche que des coups d'un soir. J'ai senti un profond sentiment de colère mêlé à de la frustration et même un soupçon d'aversion pour cette jeune personne, que je ne connais même pas d'ailleurs.
1) On n'a pas le droit d'ouvrir sa gueule quand on est une femme qui a à peu près tous les hommes qu'elle veut à ses pieds. Elle râle alors qu'elle pourrait changer de mecs chaque soir.
2) Une femme n'a même pas idée combien il est plus difficile et plus important (semble-t-il) pour un homme d'assouvir ses pulsions sexuelles.
3) J'ai un sentiment de dégoût quand ma coloc me soutient qu'elle connait un tas de copines qui cherchent un plan d'un soir. ELLES SONT OU BORDEL? Elles n'existent pas. Pourquoi je tombe pas au bon endroit? Pourquoi je suis entouré de gens guindé et mou?

Paris n'est pas une ville étudiante. On s'y fait chier en soirée la plupart du temps mais bordel au moins on pourrait baiser.

ça m'énerve.

Monday, September 21, 2009

Il y a une sorte de consensus qui se met en place lorsque l'on mate du porno tous les jours. Un accord invisible entre toi et les milliers de femmes et d'hommes que tu mates en train de s'ébattre : petit à petit, la limite entre la réalité et la fiction disparait, tu ne perçois plus le faux du vrai. Tu ne sais plus vraiment si les hectolitres de foutre versés chaque jour aux quatre coins du monde sont le résultat d'une entreprise mécanique et sociale ou s'il reste ça et là des résidus d'amour et de complicité.
Je pense que le porno brouille les pistes. C'est vrai, tu as beau chercher dans la vie, tu ne trouves pas la grosse chaudasse qui te faisait bander, à propos de laquelle tu es presque tombée amoureux en voyant ses formes. Elle semble ne pas exister. Et pourtant, dans le porno ces personnes là sont légions, elles forment un gigantesque potentiel pour atténuer les pulsions salaces des violeurs en devenir. Alors comment cela se fait-il que toutes ces femmes semblent donner leur corps au plus offrant?
"Facile" vous me direz, "c'est simplement parce que c'est de la comédie, du divertissement pour adulte." Oui, mais les films amateurs? Tous ces jeunes couples qui se défoncent sans pudeur, sans artifice? Doit-on y voir des gens paumés, complètement influencés par les images pornographiques qu'ils ont ingurgité pendant leur jeunesse? Je me pose vraiment la question. A quelles conditions accepte-t-on de se filmer et de poster ses exploits sur internet? Ses ébats là, s'ils sont vrais, s'ils sont donnés de bon coeur, alors je ne comprends pas grand chose.

Je m'explique. Dans la plupart de ces vidéos basses définitions, les femmes semblent s'emmerder. Elles attendent simplement qu'on vienne leur coller un morceau de bidoche décalottée entre les jambes. Le plaisir féminin est-il moins intense que le plaisir masculin? Aussi étrange et naïve que puisse être la question, je me la pose très sérieusement. Si c'est le cas, alors tout s'éclaire pour moi : l'inégalité de l'offre et de la demande sur le marche du sexe, l'apparent machisme de l'homme, la froideur et la perversité des femmes.
Et plus encore, où sont ces femmes là? Pourquoi les relations toutes juste naissantes sont-elles toujours austères, bourrées de conventions rasoirs?

La gerbe aux lèvres :)

Macroscopiquement, les relations humaines ne sont pas très compliquées : un homme-une femme. L'homme fait le premier pas, la femme met en place toute une parade nuptiale destinée à séduire l'homme. Bien vite ils en viennent à faire l'amour dans les toilettes d'un bar puis à prendre des crédits pour s'acheter une maison.

Seulement, j'aimerais sous-évaluer tout un pan des relations amoureuses parce que je suis fatigué de m'être crevé le cul et l'âme pour une relation qui n'en valait pas la peine.
Mon romantisme est mort. Il est mort un jour pluvieux, comme toutes ces choses tristes qui meurent. Romantisme laisse place à amertume et aigritude.

La femme que j'ai aimé n'en a rien à battre de moi, on peut globalement dire que c'est quelqu'un de détestable. Je cite :

Véronique était "en analyse", comme on dit ; aujourd'hui, je regrette de l'avoir rencontrée. Plus généralement, il n'y a rien à tirer des femmes en analyse. Une femme tombée entre les mains des mains des psychanalystes devient définitivement impropre à tout usage, je l'ai maintes fois constaté. Ce phénomène ne doit pas être considéré comme un effet secondaire de la psychanalyse, mais bel et bien comme son but principal. Sous couvert de reconstruction du moi, les psychanalystes procèdent en réalité à une scandaleuse destruction de l'être humain. Innocence, générosité, pureté... tout cela est r apidement broyé entre leurs mains grossières. Les psychanalystes, grassement rémunérés, prétentieux et stupides, anérantissenet définitivement chez leurs soi-disant patientes toute aptitude à l'amour, aussi bien mental que physique ; ils se comportent en fait en véritables ennemis de l'humanité. Impitoyable école d'égoïsme, la psychanalyse s'attaque avec le plus grand cynisme à de braves filles un peu paumées pour les transformer en d'ignobles pétasses, d'un égocentrisme délirant, qui ne peuvent plus susciter qu'un légitime dégoût. Il ne faut accorder aucune confiance, en aucun cas, à une femme passée entre les mains des psychanalystes. Mesquinerie, égoïsme, sottise arrogante, absence de sens moral, incapacité chronique d'aimer : voilà le portrait exhaustif d'une femme "analysée".

Michel Houellebecq ; Extension du domaine de la lutte

Monday, June 15, 2009

Mon premier plan cul

Je m'en souviens comme si c'était hier. Une bien mauvaise expérience. Je n'arrêtais pas de clopper pour calmer mon anxiété, adossé au parapet au-dessus des quaies de Notre-Dame. J'matais les jolies filles parisiennes vêtues de collants et de petites jupes à carreaux, les touristes anglaises très blondes cachées par leur grosse lunette de soleil, les émigrés basanés à la peau moite qui discutent entre eux.

Je tapais nerveusement du pied sur le pavé encore brûlant de cette journée étouffante à Paname city. En contrebas, les pervers commençaient à s'affoler sur les quaies : quelques jupons s'envolent et ils ne sentent déjà plus leurs guiboles. Un peu plus tard dans la nuit, ils agiteront leur poireau dans un coin d'obscurité et sauveront encore ce soir leur âme d'un viol non consenti.

Tout à côté de moi, un couple s'embrassait à pleine bouche en prenant des clichés à une main. Tellement occupés à faire des ronds avec leur langue, ils gardaient le doigt appuyé sur le déclencheur de l'appareil photo. Je suis sur qu'on aurait pu faire un panoramique en trois dimensions avec la quantité de photos qu'ils avaient prises, si on avait voulu. Ils me dégoutaient. Ils me rappellaient sans cesse ce que j'attendais : un fuck friend, un ami de foutre qui acceptera peut-être d'engloutir mon pénis pour en extraire la sève (comme disait mon ex). Malheureusement, au vu des quelques photos glanées sur internet, j'étais terrifié de n'avoir aucun désir sexuel pour celle qui ne semblait plutôt être qu'une grosse truie en chaleur prête à se faire défoncer par le premier venu. Bon prince, j'ai quand même accepté ce rendez-vous galant (un café dans un troquet, une glace à St Michel et on s'enfile) par charité peut-être, par manque sexuel éventuellement aussi mais surtout pour parfaire mon pouvoir de séduction sur des victimes faciles. Et puis, je n'en demandais pas trop en attendant l'amour. Après m'être tapé une bombe sexuelle pendant un an et demi, je ne pouvais pas m'attendre à rencontrer la chaudasse à gros seins que j'espérais tant.

Les deux langues de boeufs à côté de moi partaient finalement et je commençais à me calmer. Je me rassurais sur la pénibilité des heures qui suivaient grâce à cette maigre compensation : avec un peu de chance, elle pratiquera l'anal. Je priais pour qu'elle ne m'emballe pas comme un cheval devant tout le monde pour que je puisse au moins garder la contenance intellectuelle que je m'impose, faute de me créer une image factice par mon apparence physique ; hormis celle du mec charmeur peut-être. La fin de l'anxiété laissa place à une légère tristesse emprunte de nostalgie : je me rappellais la douceur avec laquelle mon ex m'embrassait, classe et volupté, alors que je l'aurais égorgé si j'avais pu pour toutes les saloperies qu'elle s'est échinée à me faire. Ses lèvres me manquaient. Tout comme ses yeux, son cou, ses bras et tout le reste du corps d'ailleurs.

Plus loin devant moi à droite, les joueurs de tamtam continuaient à ne pas faire danser les touristes abrutis par le roulement permanent de la ville. Je les observais de loin, n'ayant pas grand chose d'autre à faire avec mes yeux à ce moment là. Ils tapaient inlassablement du bout des doigts, essayant à chaque instant de couvrir le bruit des voitures et de la fontaine alentour. Ils y arrivaient plutôt pas mal et je regrettais qu'ils ne transmettent pas plus leur énergie aux connards de badauds qui les snobaient pour leur provision de chez Starbucks ou Subway. Ils me donnaient soudainement envie d'une belle black sensuelle qui collerait son corps brûlant contre le mien et me ferait naturellement bander. Une noire qui m'apprendrait à faire l'amour sur des rythmes tribaux, en remuant fesses et bassin. Quelque chose de neuf quoi, quelque chose de bestial.

Derrière moi, sur les quaies, un rire ignoble vint m'arracher de mes rêveries. Le genre de rire strident, qui vous arrive comme un cri de sanglier derrière les fourrés. J'observais plus en bas, une jeune femme blonde, assez fade du reste, à moitié ivre dans les bras d'un homme qui la regardait d'un oeil brillant. Je les imaginais déjà copuler ce soir sur un lit en bambou, dans un appartement bohème du deuxième arrondissement. Je me disais qu'il avait de la chance d'avoir pu si facilement la saouler pour profiter d'elle. Mes tentatives se sont toujours avérées vaines et j'en tirais mes conclusions : c'est bien inutile de faire boire une fille qui a un niveau d'étude supérieur au bac, elles deviennent vite chiantes et prudes et ne se laissent pas facilement faire. C'est bien plus tard, en repensant à cette réflexion, que j'ai constaté le mysoginisme aigu dont je peux faire preuve parfois. Il émane lors d'un savant mélange de désir non assouvi et d'incompréhension des comportements d'autrui. Mais je me perds là.

C'est à ce moment là que je la vis, tout de blanc vêtu, comme dans un film en noir et blanc où même une ignoble robe jaune pisse passerait en blanc sur la pellicule, s'approcher de moi avec un sourire boudiné. Les photos n'avaient pas menti. Elle était radieuse sous son fond de teint et son mascara ; enfin j'imagine. Je la suivis à travers la foule. Et puis le reste, je ne m'en souviens plus, tellement j'ai du boire pour oublier ce moment...

Sunday, May 24, 2009

Je fais beaucoup de rêves étranges en ce moment. Pas un seul ne se ressemble. J'ignore si ce sont les médicaments ou le retour d'un état dépressif palpable.

Plus que jamais envie d'être en marge. Envie d'une copine qui voit la vie autrement. Envie de devenir alcoolique pour faire des trucs excessifs. Envie de ravaler la bienséance de tous ces gens. Envie de prôner un monde décadent. Envie de chanter les louanges de l'ultra libéralisme sexuel.

Monday, April 27, 2009

cheers

Quand cet enculé s'en est pris à ma copine, j'ai senti la colère me piquer la colonne vertébrale. Je voulais me la jouer façon nazi, lacérer sa peau jusqu'a ce qu'il ressemble à une pizza margherita géante.
Reconstituer le massacre rwandais sur sa gueule, lui enfoncer un barbelé dans le cul ou donner un coup de hache dans le long de ses cuisses étaient également des intentions louables. Les idées ne manquaient pas.

Cet espèce de fils de pute mérite de manger sa merde, de croupir dans le vomi de sa famille et de manger les membres en décomposition de ses amis les plus proches.

Saturday, April 25, 2009

Plongée dans une semi-obscurité, des raies de lumières se posent sur mes draps blancs dans lesquels je me love comme dans du coton. La lumière filtre à travers les rideaux à motifs années 50 et j'entrouvre un œil pour jauger l'intensité du jour. Je grimace de plaisir, j'ai encore pu dormir jusqu'à tard et je frotte ma tête contre l'oreiller plié en boule. Je me rendors.

A demi endormi, je tente vaguement de me rappeler de la veille mais la nébuleuse de l'alcool m'en empêche. Je patauge dans du lait tiède, incapable de m'extirper du sommeil psychédélique du petit matin. Je ne cesse de faire des rêves très étranges qui m'amusent et le spectre lumineux plus intense recouvre mon visage détendu.

Une première sensation de réalité percute mes sens lorsque j'entends la vibration maladive d'une machine. Puis mon haleine agresse mon odorat : je sens encore le goût fadasse des frites baignant dans l'huile de colza. Puis les lentilles de contact me piquent, ma vue me remercie de l'avoir négligée avant de me coucher. Se distinguent ensuite coups de maillets, de ponceuse, de voix d'hommes hurlant comme des bœufs décharnés à travers la nappe sonore de la machine infernale. Je soupire. Je me tourne et retourne mais le bruit extérieur ô combien mélodieux prend le pas sur les brumes de mon ivresse passée.

Je me lève d'un bond, me gratte les couilles à travers mon caleçon à la bière et avance à taton. Ouvrant le fenêtre, je profère un "ENCULE!!" d'une voie rauque et fatiguée puis me dirige vers la cafetière. Trois minutes plus tard, on sonne. J'ouvre, toujours à demi-nu. Un homme basané en bleu de travail se dresse devant moi et me demande de son plus bel accent :
-"C'est vous qui avez crié tout à l'heure?"
-"De quoi? Quand?"
-"Un collègue s'est senti insulté, un petit con aurait ouvert la fenêtre et crié à l'enculé. Il m'a dit que c'était ici."
-"Et bien mon cher monsieur, il se trouve que oui c'était bien moi. Vous me faites chier avec vos travaux de rénovation à la con, vous empêchez les étudiants bourrés de la veille de dormir. Écoutez, ce n'est pas parce que vous devez vous lever le samedi matin pour aller bosser qu'il faut le crier sur tous les toits. J'ai choisi de faire des études pour, à l'avenir, obtenir un travail qui ne me fera pas lever le samedi matin. Vous comprenez? Je sais que vous avez des conditions de travail difficiles mais ce n'est pas une raison pour mettre en route vos machines du diable de bon matin. Expliquez de ma part à votre employeur que vous ne voulez plus faire ce boulot parce que je m'en fous que l'immeuble d'à côté soit rénové, je le vois même pas! Dites lui qu'il y a des gens bien comme il faut ici et que s'il veut continuer à rénover, il va devoir trouver un outillage adéquat. La liberté des uns s'arrête où commence la liberté des autres, hein."
Le type resta interdit, tourna les talons et parti.

Thursday, April 23, 2009

Après des années d'errance intellectuelle, notre héros moderne attend que le monde s'écroule. Il se camoufle parmi les centaines de détritus. Il ne risque rien, les éboueurs sont en grèves, personne ne viendra le nettoyer.
Une allée sombre, de celles qui ont connu des viols et pire. A côté de lui, une poubelle verte. Son amie, mais aussi sa confidente, son glory hole et sa poubelle. De l'autre côté, des sacs poubelles noirs qui s'entassent remplis de mystères puants.
Dans cette allée, il jonche le trottoir comme une merde. Il sait qu'il n'est pas le seul mais il n'ose plus aller à la rencontre des hommes. Il a trop peur depuis qu'il a compris.

Il a tout vu, entendu et lu à propos du monde et de ses dédales. De ses expériences personnelles, il a tiré une vision violente et irrécupérable de la vie. Cependant il ne désespère pas. Il attend le grand jour, l'illumination divine. La flamme suprême qui réveillera sa race. Cela fait des années qu'il attend, il l'a imaginé plus de fois que l'on peut jamais imaginer être aller pisser dans une vie.
Il voit les corps s'enchevêtrer pour la plus grande parade nuptiale jamais vue. Un accouplement commun bestial dans des milliers de rue. Le grand revirement de l'humanité. Certains mourront de se trop-plein d'amour, d'autres deviendront stériles d'avoir trop vidées leurs bourses. D'autres encore suffoqueront de plaisir et dégueuleront de vitalité. D'autres feront des overdoses, s'étoufferont lors d'un coït buccal trop hardi. Du coït jusqu'à plus soif, des hectolitres de sueur dégoulinante à remplir les égouts, de la crasse.

Il doit encore patienter, écouter les masses gronder de leur ridicule petit orgasme le samedi soir. Il a tout vu, entendu et lu à propos de la libération des mœurs. Il sent l'air du changement vers l'ultra libéralisme sexuel mais ne peut pas prédire le grand glissement. De toute façon, personne ne le croirait. Alors notre héros moderne, 53 ans, continue de se palucher dans l'obscurité.